Bonjour à toutes et tous ! Je reviens aujourd’hui pour vous partager les photos prises au musée du costume et de la dentelle lors de ma visite à Bruxelles le week-end dernier. Le musée est tout petit donc je n’ai pas grand chose à en dire d’un point de vue muséologique. Du point de vue de ce qui est exposé, il y avait de très belles choses et en ce qui me concerne je suis toujours contente de voir de la dentelle et des costumes, même si le dispositif muséal autour n’a pas grand intérêt.


En ce moment se tient l’exposition temporaire « Just Married », qui n’a rien d’exceptionnel, mais dont la visite était agréable. J’ai trouvé que le mannequinage laissait à désirer par moments (certains vêtements auraient notamment dû être présentés sur des mannequins un peu plus grands) et j’ai regretté que le discours diffusé soit un discours très grand public qui continue à répandre certaines idées fausses (la robe « sac » des années 1920 sans structure dessous par exemple > et je vous jure que dans le livret il est écrit « sac »), mais il y a de la belle robe de mariée et ça vaut quand même le coup d’œil.

Taffetas de soie champagne brodé

Damas de soie ivoire à motifs floraux, mousseline de soie aux manches et sous corsage, perles brodées. Chaussures pointues en chevreau blanc garnies d’un nœud de satin et de soie et d’une boucle de strass. Voile rectangulaire en tulle de soie brodé au fil de soie. Couronne de fleurs d’oranger en cire, modèle inspiré par Paul Poiret.

Griffe Anna Stang / Damen confection / Freibourg J.B.
Lainage côtelé ivoire, macramé de franges en soie, fleurs d’oranger en cire cousues sur l’épaule.

Griffe : Café costume, tailoring à la carte
Fin drap de laine bleu nattier, chemise en coton, baskets Nike en cuir blanc.

fine batiste ajourée et dentelle de Bruxelles – point d’Angleterre (dentelle aux fuseaux et à l’aiguille et fond de maille à l’aiguille), chiffres E et M surmontés d’une couronne comtale.

Faille de soie ivoire recouverte de dentelle de Valenciennes, garnies de perles et d’un volant assorti. Semelle en cuir.
À droite, escarpins 1919.
Satin de soie brodé de perles, semelles en cuir

Satin et tulle de soie ivoire, dentelle mécanique.
Sur la droit, numéro du Journal des Demoiselles d’août 1878.



Satin et mousseline de soie champagne.
La longue traîne mesure 140 cm de long et 240 cm depuis la taille.


Lainage ivoire, dentelle d’Irlande et passementerie


Taffetas de soie noire.
Cette robe est mannequinée avec un tablier brun et elle souffre malheureusement de sa couleur parce qu’elle est placée loin au fond dans la vitrine et on ne la voit pas beaucoup. Pourtant il y a des fronces très jolies aux épaules.

Lampas de soie à fond vert et décor blanc à effet argent.
Portée avec une barbe de coiffure en dentelle de Bruxelles



Griffe : Ch. Drecoll ltd / modèle déposé / Paris
Crêpe de chine blanc perle, tulle et satin de soie drapé, applications de broderies au fil de soie, perles, perles de verre et fil d’argent.

Voilà pour cette petite visite inopinée à Bruxelles. J’espère que ces photos vous inspireront et je reviens bientôt avec un peu de blabla.
Bon dimanche !
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Merci pour cette découverte ! Peux tu m’en dire plus sur le fait que tu tiques sur l’appellation robe « sac » ?
Je pense que cette appellation n’a pas de fondement historique et ça véhicule quelque chose de péjoratif du type « avant on portait des corsets c’était élégant, à partir des années 1920 on s’habille comme des sacs ».
Ça manque un peu de neutralité pour un musée à mon goût. De plus, ça laisse penser que le corset viré on se baladait à poil sous les robes ce qui est faux. Mais je ne suis pas la personne la plus qualifiée sur le sujet.